Ces objectifs vertueux se traduisent par des contraintes multiples pour les candidats et pour les services des collectivités territoriales.

Le manquement à quelques formalités substantielles en matière de gestion des comptes de campagne peut se traduire par des sanctions sévères, conduisant à la démission d'office et à l'inéligibilité des élus.

À la veille des prochains scrutins, il importe plus que jamais que les candidats soient en capacité de maîtriser les règles imposées par la loi.

Ces derniers jours, j’ai été sollicité par de nombreuses personnes, concernant, il faut le dire, ce très bel ouvrage, sorte de magazine « Supplément été », que la mairie de Grenoble vient d’éditer sur la thématique : "Si on parlait qualité de vie".

L’affirmation, plus qu’une question, que l’on m’évoque, concerne cet arrière goût de précampagne que cet ouvrage fait ressortir, et aussi, que le coût de cette "propagande", qualifié ainsi par ces questionneurs interrogatifs, soit supporté par le contribuable.

Oui…. et non !

Oui..., parce qu’à l’évidence, à moins d’avoir passé ces derniers mois sur une autre planète et de programmer les autres dans un autre hémisphère du globe terrestre, on ne peut évidemment qu’y voir, un prosélytisme municipal à vocation préélectorale.

Non..., parce que la loi autorise cette démarche.

Article L.52-1, 2ème alinéa du Code électoral : A compter du premier jour du sixième mois précédant le mois au cours duquel il doit être procédé à des élections générales, aucune campagne de promotion publicitaire des réalisations ou de la gestion d'une collectivité ne peut être organisée sur le territoire des collectivités intéressées par le scrutin.

Bienvenue dans le monde de la géographie du calcul temporelle !

De bonne guerre, certain diront…

Mais en politique, gagne t’on toujours de bonne guerre ce qu'on peut obtenir par adresse ?